Laurent Rousseau
4000 Km de côtes
Avril - Mai 2003. Après quelques jours à Santiago, ville à l’Américaine.. du Nord, nous partons pour le Sud du Chili. Première étape Valdivia, ville sans grand intérêt, mais apparition des premières maisons en bois. Maisons des pionniers. Nous aurons tout de même dans cette ville notre premier rendez-vous avec l’Océan Pacifique. La cote dans cette région à un petit quelque chose de nos côtes bretonnes.
Nous partons très vite sur Villarica, charmante ville au bord du lac du même nom. Il fait bon vivre dans cette ville. J’aime beaucoup. Il n’y a pas encore dans cette ville l’empreinte du tourisme. Cette ville sera notre point de départ pour l’ascension du Volcan Villarica à 2847 m d’altitude. Nous optons pour un « tout organisé ». Après un voyage d’une bonne heure en minibus, nous arrivons au pied du volcan. Nous devons ensuite emprunter une remontée mécanique d’un autre âge. L’électricité n’étant pas présente, la remontée mécanique fonctionne grâce à un gros moteur de type diesel. Fumée noire garantie ! En haut de la remontée mécanique, nous commençons la marche. Très facile au départ... Plus difficile car le volcan est recouvert de neige.
Après 3 bonnes heures de marche et quelques litres de sueur nous arrivons au sommet. Le soleil étant au rendez-vous, le panorama à cette altitude est magnifique avec en plus, la vue sur ce trou béant avec cette fumée qui s’y échappe en permanence, et cette odeur de souffre parfois irrespirable... un souvenir inoubliable ! Je redescends du volcan la peau bien rouge mais avec des images plein la tête. Mon premier volcan.
Le lendemain, nous décidons de nous installer à Pucon. Ville hyper touristique, le Megève local. Nous testons les thermes en nocturne en pleine montagne. Sous les étoiles, avec l’eau entre 30° et 48°. Magique !
Le lendemain, nous partons pour une randonnée qui durera toute la journée dans le Parc National Huerquehue. Nous y avons rendez-vous avec 3 lacs. La végétation dans ce parc est fantastique, dense, remplie d’énormes Araucarias et de Bambous. Les lacs de taille moyennes sont vraiment très jolis. Avec un gros coup de cour pour le dernier des lacs, le lac Verde. Exceptionnel. Un vrai coin de paradis.
Une eau d’un bleu profond, de petites plages de sable noir, les montagnes tout le tour et cette végétation diversifiée et très dense, quel calme. Un paradis ! Nous quittons cet endroit avec beaucoup de mal.
Nous quittons la région des lacs pour descendre plus au sud après un passage rapide à Puerto Montt. Ville portuaire, sale et polluée. Nous sommes contraints, pour gagner du temps, de prendre un avion pour Punta Arenas, dernière grande ville en direction du sud, dernière grande ville avant le bout de cette terre d’Amérique du Sud. C’est une ville assez grande 113 000 habitants, mais il y règne une ambiance particulière. Toutes les constructions sont en dur dans cette ville, il y a beaucoup de jolis bâtiments anciens. J’aime beaucoup cette ville. La température est ici beaucoup plus « fraîche » nous sommes en Patagonie. Nous louons une voiture et partons pour la ville de Puerto Natales d’où nous partirons pour 3 jours dans le Parc « Torres Del Paine ». Puerto Natales petite ville du bout du monde 15 000 habitants, ici toutes les maisons sont en bois. On sent ici que les conditions de vie en hiver doivent être très difficiles. La route, plutôt la piste, sur les 150 kilomètres qui séparent Puerto Natales du Parc est magnifique, vallonnée avec de temps en temps de belles fôrets avec de superbes couleurs en cette saison. Rouge, orange, et jaune. Sur cette route nous prenons conscience que le nom Patagonie est synonyme d’espace.
Le parc est immense, 240 000 hectares. On y trouve toutes sortes de végétations suivant l’altitude, toutes sortes d’animaux aussi, lamas, pumas, renards, condors etc..
Nous allons directement voir le glacier sur le Lac Grey. A notre grande surprise, le plus joli sur le lac n’est pas le glacier mais les blocs de glace à la dérive. Mini-Iceberg ! Avec une superbe couleur bleue, avec la végétation colorée autour du lac. Paysage irréel !
Le lendemain, nous partons pour la découverte des 3 tours (Torres), 7 heures de marche, 7 heures de bonheur, les paysages traversés à pied étant de toute beauté. Nous arrivons devant les 3 tours, 3 immenses blocs de montagne découpés en forme de tours, avec au pied un petit lac. A cet endroit nous sommes accueillis par la neige. Encore une fois. Magique ! Nous lisons dans plusieurs guides que le parc est souvent soumis à de brusques et violents vents. Nous en ferons l’expérience lors d’une petite marche. Vent si violent qu’il soulève poussière, et même les graviers ce qui vous oblige à vous protéger et à vous accrocher à ce que vous pouvez.
Sur les lacs ce vent soulève beaucoup d’eau ce qui crée une sorte de brouillard et même des vagues. Nous quittons la Patagonie avec là encore beaucoup de mal. Direction le nord du Chili, 3500 Km, radicalement différent avec le désert de l’Acatama.
Nous voilà donc à La Serena, ville balnéaire, avec ses hôtels et ses boîtes de nuits en front de mer, rendez-vous de la bourgeoisie locale. Nous partons le lendemain pour Vicuña, charmante petite ville assez verte cernée par le désert.
Les maisons sont principalement de type colonial avec de grands patios. Les montagnes qui entourent la ville sont entièrement dénuées de végétations. Montagnes de désert. Nous avons du mal à nous faire à l’idée, tellement tout est différent, que nous sommes encore au Chili !
Nous partons le soir à l’observatoire Astronomique voir les étoiles. Le ciel ici est, paraît-il, l’un des plus pure au monde. Nous avons vu les anneaux de Saturne, et aussi une étoile filante qui passait par la.
Nous avons loué une voiture, et parcouru environ 120 km sur une piste très accidentée dans une vallée, nous avons traversé de petits villages où toutes les maisons en bois ou en tôles sont accrochées aux flans de la montagne. Parfois une maison isolée. Des gens vivent là, sans eau, ni électricité... mais avec la poussière.
Voilà, nous quittons le nord pour retourner sur Santiago. La fin du voyage. Ceci n’est qu’un petit résumé de notre voyage, il y a eu tellement de lieus étonnant, de rencontres, de sourires aussi.
J’espère juste vous avoir donné envie de découvrir ce pays riche et varié.
Laurent Rousseau
Merci à Lin qui a été un excellent compagnon de voyage, merci pour sa bonne humeur, son enthousiasme etc.. Merci à Carmen C. pour son extraordinaire accueil à Santiago. Pas merci à Hertz avec qui nous avons rencontré le seul problème de notre voyage.
