État d’âme

1ro de noviembre de 2005

Cette fois, ce ne sera pas un récit de vacances. Alors, en exclusivité, et vraiment rien que pour vous, je vous livrerai un état d’âme : pourquoi j’aime le Chili ?

C’est curieux, en effet, qu’un petit Français né à Reims se soit un jour de 1970, intéressé à ce drôle de pays filiforme coincé entre désert et glace, entre mer et montagne. Le bombardement d’un palais présidentiel et le suicide de son hôte y sont sans doute pour quelque chose. Le hasard faisant bien les choses, il se trouve que je foule du pied cette terre pour la première fois en 1980. Et c’est un coup de coeur ! Je me suis dit tout de suite que j’aimerais y vivre. Le hasard faisant toujours bien les choses, il se trouve que je rencontre quelques mois plus tard celle, chilienne bien sûr, qui deviendra mon épouse et la mère de mes trois enfants. Des séjours réguliers me feront devenir, peu à peu, franco-chilien : Français pour l’État-civil et Chilien pour l’État-d’esprit. Après quelques méandres en Amérique Latine, j’y suis enfin.

Le Chili est un pays absolument sensationnel du point de vue de la diversité des paysages et je recommande fortement le déplacement. Entre le désert d’Atacama et les glaciers du sud, il y a un monde. Ce monde, ce sont surtout les chiliennes et les chiliens. Santiago, c’est autre chose. Mégapole polluée, elle n’est intéressante que pour son centre et son histoire. C’est l’anonymat le plus complet, comme à Paris ou à Londres.

Ailleurs, si tu vas à la rencontre de l’autre, tu trouveras des gens courageux, travailleurs, humbles, accueillants, hospitaliers, gais, gentils, bref que de l’amour et de la simplicité. Tout ce que j’aime ! Voilà pourquoi !

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Commentaires

  • État d’âme
    27 de agosto de 2007

    Bravo pour ce texte .. !!! tres beau :-)

    J’en profite pour poser une question : Mon meilleuir pote est au chili mais galère un peu pas mal pour travailler !! vous n’auriez pas un tuyau ?? merci d’avance et bonne continuation mon mail :webben@mail.com

    bien a vous

  • État d’âme
    24 de marzo de 2006, par brigitte

    Oui le Chili est un pays extraordinaire ; j’y ai vecu deux , 1972 et 1973.

    J ’ai eu la chance d’y retourner il y a deux mois, et j’en suis retombée amoureuse ;

    Je voudrais y travailler, y vivre, mais comment faire pour m’organiser et quitter la Provence .

    Merci pour ce texte, j’y retrouve des sensations fortes et de la force. Bien à vous. Brigitte

    • État d’âme
      24 de marzo de 2006, par Jean-Michel Hureau

      Cela fait toujours plaisir de savoir que, de temps en temps, on peut servir à un petit quelque chose.

      Merci à vous.

      JMH

    • État d’âme
      27 de julio de 2006, par Yann
      si tu souhaites vraiment aller travailler au Chili, l’organisation pour trouver un boulot est la même qu’en France ! si ça te parait trop compliqué c’est que tu n’est pas si amoureuse du Chili.
  • État d’âme du Canada sur le Chili
    20 de febrero de 2006

    Bonjour Jean-Michel,

    Je viens de lire ton état d’âme. Voici le mien. Je suis belge, j’habite le Canada. Quand j’avais 14 ans, un curé était venu parlé du Chili et j’en était tombée amoureuse. Par un heureux hasard, j’ai rencontré Manuel, un chilien en Belgique lors d’une réunion chez de la famille. Il était en Belgique pendant 2 ans sur un visa de travail et est retourné au Chili par la suite. Nous avons gardé contact et 15 ans plus tard, je me suis rendue à Santiago. Dès que j’ai mis le pied dehors et que j’ai vu les montagnes arides, je me suis sentie chez moi. Les vignobles, les gens souriants, chaleureux, qui partagent volontiers ce qu’ils ont et qui sont curieux du fait qu’on aime leur pays.

    Et puis, Manuel et moi nous sommes mariés. Nous habitons maintenant le Canada mais nous faisons des plans pour y retourner et y vivre. Je suis retournée au Chili 3 fois depuis et à chaque fois, cela m’étonne. Je m’y sens vraiment chez moi. Les paysages sont magnifiques du nord au sud et cette diversité naturelle égale cette diversité culturelle avec des gens de différentes cultures du nord dans le désert jusqu’au sud.

    Tout comme toi, je n’aime pas vraiment Santiago. La pollution y est intolérable et puis c’est une ville assez dangereuse pour une femme blanche s’y promenant seule. Enfin, ce n’est qu’une petite partie de cette terre magnifique.

    Ce sont les gens qui font que je m’y sens chez moi. Le Chili me manque, ma belle-famille me manque, ces paysages me manquent et cette manière de vivre, accueuillante et souriante des chiliens me manquent.

    À chaque voyage, ça deviens de plus en plus difficile de quitter et de revenir chez moi, un endroit qui est de moins en moins chez moi.

    Voilà Jean-Michel, comme tu vois, tu n’es pas seul dans ton état d’âme.

    Saludos para ti y tambien a tu familia.

    Cariños,

    Carina y Manuel

    • État d’âme du Canada sur le Chili
      22 de febrero de 2006, par Jean-Michel Hureau

      Eh bien, je constate que je ne suis pas le seul à avoir des états d’âme. Je suis rentré hier d’un séjour en France d’un mois et demi et c’est vraiment ici que je me sens chez moi.

      Quand vous viendrez à Santiago, contactez moi à mon adresse personnelle. Je me ferai un plaisir de vour recevoir.

      Hasta luego

      JMH

      • État d’âme du Canada sur le Chili
        18 de mayo de 2006, par Delphine

        Ben, moi, je trouve que le charme de Santiago existe bien, et pas seulement dans le centre ! Mais pour aimer Santiago, il faut connaitre les vrais quartiers, ces quartiers où il y a de la vie sociale, et pas seulement les quartiers hauts. il y a plein de détails fascinants dans l’urbanisation de Santiago. Et puis, pour avoir vécu et travaillé plus de deux ans et demi à Santiago, dans des quartiers considérés comme dangereux, et pour m’être rendue, seule, quand on m’invitait, à n’importe quel endroit de la ville, il ne m’est absolument rien arrivé.

        Delphine, franco-chilienne santiaguina