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Violeta Parra : à 100 ans de sa naissance

Née le 4 octobre 1917, la figure tutélaire de la chanson populaire chilienne fera en cette année du centenaire de sa naissance, l’objet de nombreux hommages, aussi bien au Chili qu’à l’étranger. En ces jours où les hommages français démarrent du côte du Musée de l’Homme, Francochilenos t’invite à redécouvrir celui - en textes, vidéo et chansons - publié en 2007, lors de son 90è anniversaire.

Née en 1917, Violeta del Carmen Parra Sandoval aurait fêté ses 90 ans ce 4 octobre 2007. Elle a cependant décidé de partir bien avant, le 5 février 1967, lorsqu’elle n’avait que 50 ans. Un demi siècle vécu à fond dans l’amour de son peuple et de ses traditions et dans l’amour tout court.

Inutile de détailler ici tout son apport à la chanson chilienne et à la connaissance que le Chili et le monde ont pu avoir des traditions populaires qu’une certain musicologie officielle avait tendance réduire à une carte postale à l’exotisme facile et vide de tout contenu.

Tout en voulant lui consacrer une pensée d’admiration et reconnaissance, nous avons voulu souligner ici les liens de Violeta avec la France et tout particulièrement avec Paris. Car c’est en France, lors de son premier séjour à Paris que, avant même le Chili, elle enregistre en 1956 son tout premier album : Guitare et Chant : Chants et Rythmes du Chili, publié par le Chant du Monde.

Pendant ce séjour, Violeta a chanté pour la première fois à l’Escale, le célèbre bar latino du Quartier Latin. Rafael Gayoso, fondateur des Machucambos, qui l’a connue lors de son deuxième passage à l’Escale, en 1960, raconte : Elle était hippie, elle s’habillait comme les hippies se sont habillés après. Elle avait beaucoup d’activités artistiques. Tiens j’ai ici un masque fait par elle. (Il montre un superbe masque nacré accroché à son mur)... Un jour, elle nous a invité, Julia et moi, à dîner chez elle. Elle habitait dans un petit hôtel, rue Cujas, et le dîner c’était : un camembert et une bouteille de vin. C’était très amusant. Elle était toujours amoureuse de quelqu’un qui ne lui correspondait pas. Elle a été amoureuse de beaucoup de gens, mais pas avec beaucoup de succès. Ça a été une tragédie pour elle toute la vie(Extrait de l’interview de Rafael Gayoso parue dans le site Maison Orange).

Côté discographie, entre 1961 et 1963 Violeta enregistre pour la maison Arion, 12 chansons qui seront édités au Chili beaucoup plus tard, du temps de l’Unité Populaire (1971), dans un album intitulé Canciones Reencontradas en Paris. En France l’album sera publié en 1974 sous le titre Le Chili de Violeta Parra.


Violeta aux mille passions

Violeta, on le sait, était bien plus qu’une chanteuse. Elle était une artiste fort doué qui sut s ’emparer aussi bien du du pinceau que de la guitare, du papier maché que du métier à tisser. Ce sont d’ailleurs ses oeuvres tissées qui lui vaudront, en 1964, d’être l’objet d’une exposition au Musée des Arts décoratifs. Une exposition « remise sur le tapis » en 1997 à l’occasion de la visite du président Eduardo Frei à Paris, toujours au musée des Arts Décoratifs. Dans la vidéo que nous vous proposons ci-dessous, Violeta parle, en français, des multiples facettes de son activité créative

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Gracias a la Vida : le grand cadeau de Violeta

Mexicains, italiens, espagnols ou États Uniens...ils ont été nombreux les musiciens (nes) et chanteurs (euses) à s’emparer, partout au monde, de Gracias a la Vida, l’un de plus beaux cadeaux de Violeta à la poésie, à la chanson et à la vie...En voici quelques unes des plus belle reprises à côté de la version de Violeta elle-même.

- Article publié pour la première fois le 04/10/2007


Vos commentaires

  • Le 4 octobre 2007 à 16:16, écrit par Marcelo Castillo

    Felicitaciones a Eduardo Olivares por la alta calidad del articulo sobre Violeta Parra en este año emblematico que la concierne.

    Quisiera igualmente aprovechar de citar un signo tragico en este año que ha visto el deceso de la menor de sus hijas, Carmen Luisa, acaecido en el 12 de junio pasado, en Bruselas a la edad de 57 años, sea 40 años después de su madre.

    Fui su compañero en años violentos, por eso me permito saludarla en esta tribuna.

    Gracias y larga vida a FRANCOCHILENOS

    Marcelo Castillo.

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