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Marcela Said : donner à voir le Chili "invisible"

Le réalisatrice de "I love Pinochet", "Opus Dei" et "El Mocito" revient sur les écrans français avec "L’été des poissons volants", un film sur l’invisibilité du conflit mapuche. Interview.

Comme une bonne partie de ses collègues cinéastes, voire un peu plus, Marcela Saïd a une vocation de "metteuse en lumière". Si avec I love Pinochet elle nous avait donné à voir le monde à priori inimaginable mais très réel du « peuple pinochetiste », avec Opus Dei elle avait essayé de dévoiler la discrète mais redoutable toile d’araignée que cette "église dans l’Eglise" a tissée au Chili. Le tout, sous la forme de documentaires où elle avait fait preuve d’un regard aigu et d’une beau talent de conteuse.

En passant à la fiction j’ai pu m’affranchir des contraintes liées au respect des faits pour me concentrer sur la manière de raconter, explique Marcela Saïd pour expliquer le choix de la fiction pour son dernier film.

Tout en partant d’un fait réel, L’été des poissons volants raconte autrement la persistante invisibilité qui frappe certaines réalités du Chili d’aujourd’hui. En l’occurrence, celle du conflit qui oppose encore une bonne partie de la société chilienne à ses populations indigènes. Tourné dans la région de l’Araucanie, le film est un mélange explosif entre la beauté de la nature - le troisième personnage du film, dit Marcela Said - et la laideur des comportements de ces bourgeois indifférents et indolents que la réalisatrice connaît et sait dépeindre mieux que quiconque.

Nous l’avons rencontrée lors de son passage au 26èmes Rencontres Cine Latino de Toulouse.

Écouter Marcela Saïd

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