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Premières impressions chiliennes

Et me voilà au Chili !

Accueillie comme il se doit, avec toute les embrassades, la jovialité et la chaleur latino-américaine par Maria Teresa. Elle vit avec sa mère dans un petit appartement situé Avenida Amunategui, à deux pas du Palais de la Moneda, dans le centre de Santiago.

Première ballade dans la capitale, premières impressions : à quelques jours de Noël, les rues grouillent de Chiliens affairés à leurs derniers achats. La vision est quasi surréaliste, guirlandes, sapins et décorations lumineuses en tout genre sont venues s’installer au milieu des palmiers et des tongs.

Mais, surtout, je suis surprise que personne ne me remarque, aucun regard étonné voire curieux ne vient se poser sur moi. Fait très étonnant en Amérique latine, on dirait que je ne suis pas perçue comme une étrangère. Et à y regarder de plus près, il semble en effet que je ne sois pas la seule jeune fille à la peau claire et aux yeux bleus dans les environs ! On croise des roux, des blonds, des grands, des gros, le Chili est d’abord différent parce qu’il est multiculturel.

De cette première escapade dans les rues de Santiago, je retiens aussi un détail frappant : c’est le nombre impressionnant de pharmacies, il y en a véritablement une à chaque coin de rue. J’avoue avoir d’abord cru que les Chiliens étaient quelque peu hypocondriaques mais on m’expliquera plus tard qu’une visite chez médecin coûte si cher au Chili que les gens passent leur temps à la pharmacie à acheter des médicaments en réserve.

On remarque également un nombre incroyable d’échafaudages, de grues et de chantiers comme si la ville était en pleine construction ! C’est certainement un signe de la bonne santé économique du pays mais j’en viens alors à me demander où se situe le quartier historique de Santiago. Allant me renseigner auprès d’un policier, celui-ci me répond : « Vous y êtes, mademoiselle. »

Un peu déçue, je me rends compte que des bâtiments modernes, de hauts immeubles récents ont supplanté cette architecture coloniale que je m’étais imaginée, mais qui n’a en fait jamais été prédominante à Santiago.

D’ailleurs, il faut bien dire qu’à certains moments, au détour d’une avenue, on peut s’imaginer à New York. On retrouve à Santiago, ces mêmes immeubles datant, il me semble des années 80 dominés par quelques grattes ciels et, surtout, un plan de ville en quadrillage, si typique de la ville américaine.

La modernité et l’américanisation de la capitale chilienne sont frappantes dès les premiers instants. Aujourd’hui, je n’ai pas le temps d’en découvrir davantage, Maria Teresa m’emmène à la plage pour le week-end, dans une petite ville sur le littoral près de Viña del Mar, à Concón.

En fait, je m’aperçois rapidement qu’il s’agit d’une station balnéaire à la mode, qui ressemble à tant d’autres sur la côte. Les paysages du littoral sont merveilleux, les rochers baignent dans le Pacifique dans une lumière tendre, sublime. Seulement, le développement urbain semble avoir été prodigieux ces dernières années, les résidences et les grands hôtels pullulent dans la région. Très vite, je suis en manque d’authenticité.

Valparaiso

Après quelques bains de soleil, dégustations de fruits de mer et ballades le long du Pacifique, très agréables en ce mois de décembre je l’avoue, j’ai hâte d’aller passer une après midi à Valparaiso.

Je le concède, ce n’est pas très original, ce lieu ayant fasciné et inspiré tant d’hommes illustres mais, ces quelques heures passées à Valparaiso ont été tout simplement magiques.

Je retrouve à Valparaiso l’ambiance d’une petite ville sud-américaine populaire associée à un charme et à une légende mystérieuse, éternelle. Elle nous éblouit et notre regard n’en finit pas de se perdre dans les dédales de sa palette de couleurs : celles des bus verts et rouges qu’on peine à suivre, les roses et jaunes pâles des bâtiments de l’architecture coloniale et, bien-sûr, ses maisons perchées dans les collines qui dessinent de véritables arcs-en-ciel, avec les ascenseurs rouillés et brinquebalants qui nous y mènent.

C’est sûr, je retournerai à Valparaiso pour un week-end car j’ai le sentiment que ce n’est pas une ville où l’on passe, on ressent le besoin d’y rester un peu, de prendre son temps pour s’imprégner de cette atmosphère unique, féérique.

Je rentre à Santiago pour fêter Noël. Il va falloir, à présent, que je songe à me mettre au travail. Mais, en ce début de séjour, je connais quelques difficultés pour mener à bien mes projets : Carlos Altamirano, que je devais rencontrer, a décidé de passer le mois de janvier à ... Paris ! Enfin, tout n’est pas perdu, et peut-être qu’à force d’ « harceler » son beau fils au téléphone, je parviendrais à lui voler quelques heures pour un entretien avant son départ.

L’aventure ne fait que commencer...

- Photos : Pauline Charles


Vos commentaires

  • Le 13 janvier 2007 à 11:26

    bonjour Pauline,
    J’espère que tu bronze et que tu travailles bien.
    Est ce que tu tes fais des nouvelles amies ?
    A bientôt
    Ellington

  • Le 27 mars 2007 à 19:49, écrit par Juano

    Ca me fait plaisir de te lire ! Je suis chilien mais j’habite à Paris... c’est dingue de lire le point de vue completement croisé... enfin, profite au maximum de mon cher pays, et surtout il faut visiter le dus du pays, de loin la partie la plus belle... Torres del Paine, la Patagonie, la région des lacs et bien evidemment, Chiloe. bon courage ! Juano