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Amnesty International accuse les responsables de la police nationale chilienne de violations des droits humains

vendredi 16 octobre 2020, écrit par Eduardo Olivares Palma

Selon l’organisation, "bien que de nombreuses violations des droits humains aient déjà été commises par des membres des Carabiniers au Chili avant cette période, les violences étatiques qui ont eu lieu à partir du 18 octobre 2019 sont d’une ampleur sans précédent depuis l’instauration de la démocratie".

Dans son rapport, elle souligne que mi-octobre 2019, « le Chili a ouvert l’un des chapitres les plus terribles, mais également les plus transformateurs de son histoire récente ».

« Ce qui a commencé par des manifestations, principalement étudiantes, liées à l’augmentation du prix des transports en commun dans la région métropolitaine de Santiago, s’est transformé en une vague de manifestations, qui s’est rapidement propagée à tout le pays », constate Amnesty tout en soulignant qu’elles revendiquaient « davantage d’égalité sociale, ainsi que la reconnaissance et la garantie des droits économiques et sociaux, comme le droit à une retraite digne, à un logement, à l’éducation et une santé publique de qualité ».

MANIFESTATIONS, VIOLENCES ET RÉPRESSION

« Bien que la majorité des manifestations aient été pacifiques, de nombreuses actions de protestation ont entraîné des dégradations de biens urbains publics ou privés, comme des stations de métro de la capitale, et de bâtiments, ainsi que l’obstruction des voies publiques par la construction de « barricades » ».

Le rapport revient ensuite sur la réponse du gouvernement du président Sebastián Piñera qui a choisi de décréter l’État d’urgence et de déployer les forces armées dans les rues de quelques régions du pays pendant 10 jours. « Cette stratégie, loin d’apaiser la situation, a attisé les manifestations. Les forces armées, dont le rôle n’est pas de contrôler les manifestations, ont été accusées de nombreux actes de torture et d’autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, car elles ont eu recours à des munitions létales contre des manifestant·e·s à plusieurs reprises et ont tué trois personnes lors de manifestations », constate enfn Amnesty International.

 Télécharger le rapport